Fred Forest et Miguel Chevalier devant L’œil de la machine (2019), œuvre de réalité virtuelle générative et interactive réalisée par Miguel Chevalier. Crédit photo Sophie Lavaud 2019.
Machine Vision 2019, Miguel Chevalier
Exposition personnelle / Solo Show
Galerie Lélia Mordoch, Paris (France)
Vernissage jeudi 28 mars, de 18h00 à 21h00
Opening on Thursday 28th March 2019, from 6pm to 9pm
Exposition du 29 mars au 25 mai 2019 / Exhibition from 29th March to 25th May 2019
www.leliamordoch.com
Au vernissage de Miguel Chevalier à la galerie Lélia Mordoch jeudi soir, il y avait beaucoup de monde. Du beau monde de l’art contemporain venu admirer les nouvelles créations de cet artiste qui se sert depuis de nombreuses années de l’outil informatique pour créer des formes que seul l’ordinateur a la capacité de calculer. Son exposition solo intitulée Machine Vision est à la fois classique et très contemporaine. Classique par le retour à l’objet fini et la référence explicite au genre pictural des œuvres fixes qui sont des sérigraphies sur résine Dacryl® ou au genre de la sculpture avec deux oeuvres (Le cycle de l’infini 1 et 2) réalisées également avec ce même matériau : la résine Dacryl® (verre de synthèse). Classique aussi dans les thèmes de l’histoire de l’art revisités : le portrait, l’infini, le corps …. Et en même temps résolument contemporaine de par les technologies de pointe utilisées, notamment pour l’œuvre majeure de cette exposition : L’œil de la machine (2019), œuvre de réalité virtuelle générative et interactive. Présentée sur écran, les images en perpétuelle évolution se reconfigurent sans cesse selon des géométries algorithmiques produites via une caméra de surveillance dotée d’un système de reconnaissance faciale et reliée à un ordinateur. Ce qui permet au système de capter l’image du spectateur placé devant « le tableau vivant » et de l’intégrer à l’intérieur en traitant sa silhouette par des processus de tessellation, de fragmentation et d’éclat en milliers de polygones. L’immense qualité de cet artiste est de savoir tirer parti des dernières avancées technologiques les plus en pointe comme l’intelligence artificielle au moment où elles arrivent à maturité. Les systèmes qu’il utilise aussi sophistiqués soient-ils sont stables, puissants, ultra performants. Nous ne sommes plus à l’époque du bricolage comme au temps des artistes pionniers expérimentateurs des années 90 dont j’ai fait partie et qui les ont utilisées en avance sur leur temps contribuant à faire évoluer leur développement et leur stabilité notamment dans le domaine de l’interactivité assistée par ordinateur via une multitude de capteurs : de position, de présence, thermique, de pression, de force etc. Tous les objets de cette exposition sont prêts pour le marché : collectionneurs, vous pouvez investir en toute confiance !

 

De gauche à droite : Véronique Godé et Manuela Manzini au vernissage de l’expo Miguel Chevalier à la galerie Lélia Mordoch, Paris. Crédit photo Sophie Lavaud 2019.
De gauche à droite : Fred Forest, Miguel Chevalier et Sophie Lavaud devant L’œil de la machine (2019), œuvre de réalité virtuelle générative et interactive réalisée par Miguel Chevalier. Crédit photo Laure Molina 2019.
De gauche à droite : Fred Forest, Sophie Lavaud et Marie-Laure Desjardins devant les oeuvres de Miguel Chevalier à la galerie Lelia Mordoch, Paris. Crédit photo ©orevo 2019.
Fred Forest et Sophie Lavaud devant les oeuvres de Miguel Chevalier à la galerie Lelia Mordoch, Paris. Crédit photo ©orevo 2019.
Le public devant les oeuvres de Miguel Chevalier à la galerie Lelia Mordoch, Paris. Crédit photo Sophie Lavaud 2019.

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